La mission

L’acronyme E.S.P.AC.E.S.

ÉCOLOGIE SOCIALE ⸱ PERMACULTURE ⸱
ACCÈS À LA TERRE ⸱ ÉCONOMIE SOLIDAIRE

Bien plus qu’un milieu de vie, le collectif ESPACES s’engage dans la mise en place d’alternatives concrètes et applicables à certains enjeux socio-écologiques. Le collectif ESPACES fonctionne entièrement en autogestion. Il n’y a donc aucune hiérarchie au niveau de sa gouvernance et de sa gestion.

En ce sens, il se propose comme un milieu de vie convivial et solidaire favorisant les alternatives et le partage de connaissances visant à construire un monde meilleur dans lequel on aspire à vivre. Le collectif s’intéresse et se questionne sur plusieurs enjeux et sujets, allant par exemple de la décroissance à la communication non violente.

L’acronyme E.S.P.AC.E.S. représente les 4 axes de la mission du collectif :

Écologie sociale, Permaculture, Accès à la terre, Économie solidaire

  • Écologie Sociale

    Créée par Murray Bookchin à partir des années 1960 et poursuivie par ses contemporains, l’écologie sociale est une proposition politique s’opposant au capitalisme et basée sur la prémisse que la relation de domination des humains entre eux se reflète dans leur relation à la nature. 

    La philosophie de l’écologie sociale stipule que tous les problèmes écologiques actuels découlent de la relation dominatrice et compétitive de l’humain sur son prochain. Cette même relation serait la cause première de tous les problèmes sociaux. L’humain aurait ainsi avantage à transformer ses rapports de domination en rapports de coopération. C’est à partir de cette transformation qu’un nouveau modèle politique pourrait émerger et remplacer l’ancien. 

    Au contraire du capitalisme, l’écologie sociale revendique la création d’une société non hiérarchisée, coopérative, et fonctionnant par démocratie participative. Dans un tel contexte, la diversité est à la fois moteur de changements et source de stabilité. Chaque individu y retrouve sa vertu de citoyen actif et réapprend à choisir en commun. Les prises de décisions se font par les citoyens à plus petite échelle, au niveau municipal et communal confédéré (voir municipalisme libertaire). 

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    Le collectif ESPACES fonctionne entièrement en autogestion. Il n’y a donc aucune hiérarchie au niveau de sa gouvernance et de sa gestion. La diversité du groupe est mise à contribution, de par ses différents talents, expertises et points de vue. Le collectif est, en quelque sorte, une petite société composée de quelques familles, qui toutes, s’impliquent activement dans la création et le développement de leur milieu de vie. Les décisions concernant le collectif sont prises par l’ensemble des membres, dans une recherche de consentement.

    Ces prises de décision portent par exemple sur les projets communs, les dépenses communes, les lieux communs, les biens communs, les orientations à venir, les implications dans la communauté ainsi que les interventions avec le milieu naturel. Les 4 axes de la mission (écologie sociale, permaculture, accès à la terre et économie solidaire) servent de phares pour guider la prise de décision.

    En parallèle de cette vie communautaire autogérée, les vies personnelles et familiales coexistent. Dans un esprit de respect et de célébration de la différence, de liberté culturelle, et de convivialité, chacun.e est libre, au sein du collectif, de suivre ses élans et de s’investir dans les projets personnels qui lui tiennent à cœur. Le collectif encourage et soutient la coexistence de projets professionnels et récréatifs sur la terre.


  • Permaculture

    La permaculture est un mode d’agriculture écosystémique existant depuis des millénaires partout sur la planète. Synthétisé en 1974 par Bill Mollison et David Holmgren, le terme permaculture signifie une « méthode de conception destinée à la création d'environnements humains soutenables » (Mollison). La permaculture soutient une « culture de la permanence » et une « agriculture soutenable ». Soin de la terre, soin du peuple, partage équitable des ressources, l’humain entretient des relations avec l’environnement qui permettront à l’humanité de coexister avec la Nature à long terme. Ainsi, la permaculture réfléchit l’organisation des relations unissant les plantes, les animaux et les humains.

    Les principes de la permaculture sont nombreux, retenons certains d’entre eux : chaque élément est mis en relation avec d’autres dans le but d’y faire naître coopération et interaction ; chaque élément d’un système remplit plusieurs fonctions et chaque fonction essentielle est assurée par plusieurs éléments ; une efficacité énergétique est recherchée et vise à être satisfaite par le système lui-même ; la priorité est donnée aux ressources renouvelables et l’objectif est de réduire l’entropie au maximum. Ainsi, la permaculture cherche à améliorer la conception (design) des structures humaines afin d’économiser, voire produire, l’énergie nécessaire à leur fonctionnement et vise à une consommation locale, afin de réduire la circulation des biens et produits pour restreindre les déchets et les coûts engendrés par cette circulation.

    La permaculture vise l’autonomie alimentaire et développe des stratégies financières et légales pour redonner à l’humain l’accessibilité à la terre et à une économie locale. Elle concerne tous les aspects de la vie humaine.

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    Au sein du collectif ESPACES, l’ensemble de la terre est organisé et aménagé en relation avec ses écosystèmes et le climat. Un potager collectif sert à la production vivrière. De plus, de manière individuelle, plusieurs familles développent une autonomie alimentaire partielle, en entretenant des cultures de légumes, de fruits et de plantes médicinales en proximité immédiate de leur maison. Sont observées les relations de bienfaits entre les cultures et leur environnement (insectes, animaux, plantes, arbres, etc.) ainsi qu'entre les cultures elles-mêmes (voisinages amicaux des fruits et légumes). Chaque membre valorise également la réutilisation des déchets ménagers (compost). Le collectif accueille pour le moment poules, chats et chiens. 

    La permaculture touche également l’économie solidaire et encourage les moyens d’échanges alternatifs, dans le but de permettre à une communauté d’atteindre une plus grande indépendance financière. Au collectif ESPACES, les membres se sont mis ensemble pour acheter une terre et y construire des milieux de vie en respect de la nature: des maisons écologiques, des étangs de baignade (sans pompe ni toile ni plastique), des sentiers de marche, des lieux extérieurs de rassemblement, le potager commun, etc.). Les communs sont aussi des outils tels un tracteur, une déchiqueteuse, des échafaudages, une débroussailleuse… De plus, les membres du collectif participent à des MINGAS (corvées collectives). Leur temps est alors offert à la collectivité et à l’entretien des communs

    Les habitations des membres s'appuient sur les principes du design permaculturel. Une faible consommation énergétique est nécessaire pour les chauffer car leur design prend en compte les énergies naturelles: énergie solaire passive, isolation de qualité ainsi qu’une bonne orientation de la fenestration. Des familles ont également choisi des techniques de construction alternatives valorisant l’utilisation de matériaux naturels (ex. béton de chanvre et ballot de paille). 

    L’éthique de la permaculture mentionne qu’une fois les besoins vivriers d’un homme atteints, ce dernier peut alors soutenir d’autres humains dans cette même démarche. Le Collectif ESPACES cherche à devenir un modèle d’inspiration pour sa communauté, en partageant les voies de la permaculture à tous les niveaux!


  • Accès à la terre

    À venir

  • Économie solidaire

    Économie solidaire

    L’économie solidaire est un modèle économique qui vise à ramener l’humain et les écosystèmes au centre de nos préoccupations avant le profit. Basée sur le développement d’organisations à but non lucratif, elle permet des activités économiques qui sont connectées aux communautés et qui prennent en compte les besoins des personnes qui les composent.

    Ce modèle économique développé au XIXe siècle s’est mis en place en tant que vision alternative face au développement du capitalisme industriel de l’époque. Elle est également de nos jours un modèle qui conteste le modèle capitaliste dominant, en portant un projet de transformation sociale qui se veut plus résilient face aux crises qui se présentent à notre époque.

    Selon la déclaration du Forum mondial de l’économie sociale et solidaire :

    « Nous affirmons que l’économie sociale et solidaire (ESS) est l’économie du dialogue et de la paix. De la paix entre les peuples, de la paix à l’intérieur des nations, de la paix avec le reste du vivant dont nous dépendons. »

    L’ESS est une économie porteuse de solutions pour mettre en oeuvre la transition écologique juste. C’est un acteur économique efficient, qui ne traite pas les ressources matérielles et immatérielles de manière prédatrice, mais comme des biens à renouveler. Elle offre aux individus comme aux groupes un rôle, elle développe leur pouvoir d’agir par le contrôle démocratique, la participation économique et l’éducation en vue de l’émancipation et la prise en charge collective »

    Déclaration de Bordeaux, Forum mondial de l’économie sociale et solidaire, 29 au 31 octobre 2025